Prévenir la pénibilité au travail: une obligation légale!
La Loi sur les retraites de 2011 a généralisé l'obligation de prévention de la pénibilité. Depuis Janvier 2012, les entreprises d'au moins 50 salariés doivent élaborer un plan d'action pour la prévenir sous peine d'être soumises à une pénalité pouvant aller jusqu'à 1% de la masse salariale. malgré cette Loi, les « TMS » (troubles musculo-squelettiques) et les « RPS » (risques psycho-sociaux) sont encore souvent sous-estimés voire minorés dans leurs conséquences. Savoir les détecter et élaborer des solutions concrètes est essentielle pour le bien être physique, psychique et sociale de vos salariés:
Les TMS, un problème grave encore méconnu
Les TMS représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine, ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent de, …
Les TMS représentent un grave problème de santé au travail partout dans le monde et touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance humaine, ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle. Ils constituent de, ce fait, un lourd fardeau économique pour la société à la fois parce que ce sont les maladies professionnelles les plus fréquentes mais aussi parce qu’ils sont à l’origine d’un important absentéisme et donc d’une perte d’efficacité pour l’entreprise (remplacement, perte de qualité et de productivité, perturbations dans l’organisation du travail). Sans compter les difficultés de reclassement d’un salarié atteint…
Le nombre de TMS indemnisés augmente en moyenne de 18% par an depuis 10 ans.
D’autre part, une enquête de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) montre que les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont souvent la conséquence de faux mouvements lors de déplacements de charge, de postes mal adaptés à l’accomplissement des tâches …
Les accidents et les maladies professionnelles peuvent être évités si les risques sont décelés et si les moyens préventifs sont adaptés aux conditions de travail.
Les RPS, beaucoup plus complexes qu’un simple stress
Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », qui n’est en fait qu’une manifestation de ce risque en entreprise. Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent …
Les risques psychosociaux sont souvent résumés par simplicité sous le terme de « stress », qui n’est en fait qu’une manifestation de ce risque en entreprise. Ils recouvrent en réalité des risques professionnels d’origine et de nature variées, qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. On les appelle « psychosociaux » car ils sont à l’interface de l’individu ( le « psycho ») et de sa situation de travail. . En raison de ses conséquences sur le fonctionnement (absentéisme, turn over, perte de productivité …), le stress coûte cher à l’entreprise. Plusieurs études ont montré qu’il est « rentable »pour les entreprises d’investir dans la prévention du stress au travail : les coûts des mesures de prévention collective sont amortis assez rapidement (de l’ordre d’une année). Le stress coûte cher également à la collectivité et à la société en général. Au niveau européen, le coût du stress d’origine professionnelle est estimé à environ 20 milliards d’euros par an (si l’on part de l’hypothèse qu’au moins 10% des coûts des problèmes de santé liés au travail ont un rapport avec le stress au travail). De plus, le stress serait à l’origine de 50 à 60 % de l’ensemble des journées de travail perdues (d’après une enquête de 1999 faite par l’Agence Européenne pour la sécurité et la santé au travail dans les 15 États membres).
Nos actualités
>PENIBILITE AU TRAVAIL (Loi 01/2012): AT PREVENTION et LATEM vous accompagnent dans votre projet de prévention, atténuation et suppressions des facteurs de pénibilité.
>AT PREVENTION effectue un diagnostic TMS et RPS d’un Hôpital de plus de 400 salariés. Un plan d’action sera proposé afin de réduire ces risques (musculo-squelettiques et psychosociaux) sur chacun des postes de travail.
• Environ 704 000 AT pour 18,5 millions de salariés occasionnant plus de 37 millions de jours d’incapacités temporaires (IT)
• Environ 45 000 MP (maladies professionnelles) occasionnant plus de 8,7 millions de jours d’IT
• La manutention manuelle représente la principale cause des AT avec arrêt (34,2%) soit un accident du travail lié à la manutention entraînant un arrêt de travail supérieur à 24 heures toutes les 8 secondes…
Un accident du travail lié à la manutention entraînant un arrêt de travail supérieur à 24 heures toutes les 8 secondes…
(d’après les données du régime général de la sécurité sociale).
D’autre part, une enquête de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) montre que les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont souvent la conséquence de faux mouvements lors de déplacements de charge, de postes mal adaptés à l’accomplissement des tâches…
Les accidents et les maladies professionnelles peuvent être évités si les risques sont décelés et si les moyens préventifs sont adaptés aux conditions de travail.
d’après les chiffres de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) pour l'année 2008.
• 47% des salariés déclarent subir souvent du stress au travail en France (CSA/Liaisons sociales)
• Et d’après l’ étude d’août 2007 de l’IFOP stress au travail, ce serait 73% des salariés.
• 60% des salariés qui se déclarent stressés selon l’étude de mars 2009 de l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail), le sont en raison de leur vie professionnelle.
• à 40% de l’organisation du travail (surcharge, manque de temps, multiplicité des tâches…),
• à 38% des exigences personnelles (reconnaissance, qualité de travail, inadéquation par rapport aux capacités…),
• à 31% des relations avec la hierarchie ou les collègues,
• à 31% des changements dans le travail.
